Dans la ville

Les métropoles blanches et douces de mon désert
Où la nuit sur les quais
Comme un claquement de fesse
S’abat la houle de toute l’éternité
Ont rêvé tout l’hiver
Tous les vers de l’été

Et leur cœur à l’usine
A l’usure hallucine
Quand le plexus de la lune
S’allume dans ma ville
Les yeux des bordels s’illuminent
Voilà donc qu’un soir
Aux carrefours aux feux rouges
Où je pissais au ciel étoilé
Charriant sous ma langue le béton et le verre
J’ai croisé le métal marié à la soie
Une vieille furie fauve et fière
Qui ce soir-là
Ce devait être comme jour de fête
Se laissait promener par son horrible maquereau de cœur
Une sorte de marâtre d’orphelinat
Et ils chantaient tous deux en chœur des rots de litrons de liqueur
Portés quelque part
Par les sentiers des banlieues grises qui mènent aux matins
Dans la ville cuivrée à minuit rouge minuit pétante
Tout un choléra de choses prennent leur cœur et leurs souliers saouls
Moi j’ai suivi celle-ci
Et à son cœur féroce ai offert
Paiement content d’une nuit dans la ville
Un rêve un poème
Pas mieux
Au revoir et adieu
novembre 2010

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