Clément / fragment 206

Liste au cas où…

Le rêve où je suis dans un appartement que je ne connais pas, aux murs froids, sans décoration et sans mobilier, à la disposition des pièces changeante. Quelque part dans les couloirs, un molosse rôde et me terrifie, son ombre parfois apparaît sur le sol, pourtant je ne le vois jamais.

(Celui-ci était dans mon carnet, mais je ne m’en souviens pas, pas maintenant. Je le recopie tel qu’il a été écrit : ) Le rêve de la grande maison aux grands escaliers de bois, parfois cassés çà et là, et des petites pièces abandonnées ou en chantier. Une vieille maison qui grince.

Le rêve où je descends les rues étroites et désertes d’une Montauban légèrement différente de la réalité, jusqu’au magasin de jeux vidéos.

Le rêve où je suis dans une chambre qui n’est pas la mienne et dans laquelle je trouve, en fouillant dans des cartons ou des bacs en plastique, des jeux Super Nintendo, dont Super Metroïd et Secret of Mana.

Le rêve où je suis dans un souk ou une vieille ville marocaine. Je remonte la rue, traverse une grande maison sans porte ni fenêtre, je regarde les différents objets et les étoffes flotter dans l’air, et tout en haut, je rentre dans une boutique. Je crois qu’il est question de haschisch, mais je n’en suis pas sûr.

Le rêve où je suis sur la promenade du château, la nuit ou au crépuscule, et les forains commencent à installer leurs manèges. Certains fonctionnent déjà, mais il n’y a pas grand monde.

Le rêve où je fais du vélo sur la promenade du château, dans la nuit ou au crépuscule. Je remonte par la route nationale. Sur ma gauche, les remparts de la ville sont immenses.

Le rêve où j’ai trop bu, quelque part dans n’importe quelle soirée ou n’importe quelle rue, où plus personne ne veut m’écouter, surtout pas Maya, où je crie, où je hurle, où je pleure, où je frappe, où je saccage, où je casse et hurle ton nom.

Le rêve où je n’arrive pas à marcher, sûrement car je suis trop défoncé, dans la cohue des lycéens qui tentent de rejoindre leur classe.

Le rêve où je me gare en voiture, pas loin du Porche, et attends quelque chose, devant les grilles de mon ancien collège.

Le rêve où j’erre le long des trottoirs d’une Amsterdam imaginaire (sans aucun canal), rencontrant des étrangères et parlant avec eux.

Le rêve où un morceau de haschisch se transforme en scorpion.

Le rêve (n°4) où je vole au-dessus de la maison de mes grands-parents paternels. La maison a plusieurs étages alors qu’elle est en réalité de plain-pied. Il n’y a aucun voisin, aucun autre bâtiment, seulement, derrière la clôture, le trottoir. Aucune route, des nuages blancs pour faire genre « interdiction de passer ». Et, comme je l’ai déjà dit, je vole à basse altitude.

Le rêve où je vole à quelques centimètres du sol.

Le rêve où la cour de récréation de mon école primaire est inondée, et dans laquelle je nage ou bien circule dans une petite embarcation, probablement un canoë-kayak.

Le rêve où je rentre dans le dortoir qui précède la classe de cour primaire. Je reste dans le dortoir, tandis que dans la classe, la maîtresse et les élèves font quelque chose, je ne me souviens plus quoi.

Le rêve où je m’envole très haut, excessivement haut, et retombe sans encombre, mais réfléchissant à chaque seconde à la façon de bien atterrir et à quel endroit.

Le rêve où je suis dans les couloirs de mon collège, passant par une bibliothèque imaginaire, jusqu’à la cour où se trouvent les panneaux de basket-ball.

Le rêve où je suis dans une banlieue fantasmée de New-York, à la recherche de mon vélo, rencontrant Mitsu et Sasha.

Le rêve où je suis dans une maison que je ne connais pas, et je dois sortir acheter à manger, des croissants ou quelque chose comme ça.

Le rêve où je suis dans un sombre appartement, peut-être en sous-sol, et la déléguée de classe du lycée m’envoie un message ou veut me voir ou quelque chose comme ça.

Le rêve où je suis dans un grand appartement blanc et lumineux, au parquet ancien. Je partage le grand hall avec d’autres personnes.

Le rêve où je suis dans la cour de mon collège, sur les terrains de basket-ball. Il va pleuvoir ou faire orage ou quelque chose comme ça.

Le rêve où je suis à l’arrière d’une voiture qui longe une forêt très dense de conifères et un lac plus ou moins gelé. Un décor que je n’ai jamais vu en vrai.

Le rêve où je suis dans la chambre bleue de Boulouris, dans un lit à étage. Il y a une lampe de laquelle pend de petits objets, parmi eux peut-être un avion, et leur ombre remue sur les murs. Mais je ne sais pas si c’est réellement un rêve.

Le rêve où j’habite seul un grand appartement, avec une grande terrasse qui est parfois commune aux autres résidents. Je passe la plupart du temps à prendre des bains et à marcher le long de la terrasse jusqu’à une sorte de parking en contrebas.

Le rêve où je traverse les pièces abandonnées d’une maison (peut-être qu’il s’agit de la suite de la grande maison aux grands escaliers de bois) et arrive sur une sorte de serre ou de garage. Il y a un jardin d’un côté et l’entrée de l’autre. L’entrée ressemble à celle de la maison de Mike.

Le rêve où je suis un universitaire perdu dans l’université, cherchant une salle de cours. Une université qui n’est pas celle que j’ai fréquentée.

Le rêve où j’ai une chambre d’étudiant dans l’université. Je m’y installe. La chambre est agréable. Parfois, je m’égare dans l’université, sans me perdre.

Le rêve où j’habite la maison à côté du gymnase, celle juste après le divorce, mais en version délabrée ou customisée. Dans ce rêve, il n’y a absolument personne d’autre que moi. Jamais.

Le rêve où je descends une colline pour rejoindre quelqu’un. Il y a beaucoup d’herbe, et c’est peut-être une fille que je rejoins, et c’est peut-être ma cousine.

(cette liste est très susceptible de s’agrandir, et certains des rêves être décrits plus précisément)

separateur korean

Vous pouvez, si vous le désirez, déposer vos rêves ici. Je les lirai, je les écrirai sans les prononcer, puis je les brûlerai selon le rituel. Évidemment, tout ceci n’est pas une blague. Alors merci à ceux qui libèreront mes propres rêves.

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