Clément / fragment 209

Lorsque je me réveille, je me trouve dans ma chambre, je veux dire ma chambre d’enfant, avant l’époque du marché à la volaille, je veux dire avec juste le parking et le cimetière derrière, ma chambre avec les fenêtres épaisses comme des feuilles de papier, les murs en moquette bleue et peut-être un poster de Michael Jackson, l’œil sur fond noir pour la sortie de l’album Dangerous.
Je demande, qui est là ? à la personne assise dans l’ombre. Hé ! je vous vois !

Cette chambre est dans une pagaille affreuse. Il en existe cinq versions différentes, trois étant réelles (j’existe dans deux d’entre elles, la troisième appartenant à ma demi-sœur), et deux autres étant imaginaires. Impossible de savoir où les meubles devraient réellement se trouver. Mon lit cependant, se trouve toujours au même endroit, sauf évidemment dans la version de ma demi-sœur.
Les choses se déforment et se déforment jusqu’à disparaître.
Et ne deviennent rien, ni poussière ni rien. Les choses deviennent des livres, des tonnes et des tonnes de livres.

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https://www.youtube.com/watch?v=zsthujmi30w

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