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Âpnée / fragment 1

1er cahier : Le pays grand

J’ai fait le pays grand, pour y tout prévoir, les mauvaises herbes et les nuages, les crues, les tempêtes et les oiseaux migratoires, et tant pis. Maintenant le pays est beaucoup trop grand mais tant pis.

Il s’étend de rien, parfois taillé d’un seul bloc qu’un même vent traverse et fait trembler partout à la fois. Ses frontières n’ont ni tour ni garde, rien que des rivières aux lits tourmentés, des montagnes acquises au charme de la nuit. Pourtant les rêves y ont confiance, et moi aussi.

Nous t’attendons. Sans la peur, sans l’espoir, sans le courage, sans rien, nous t’attendons.

Cela résonne comme sous terre.

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