Âpnée / fragment 2

Déstructuration matinale.

Lorsque tu me regardes, lorsque tu me parles, lorsque nous sommes les seules à savoir, rares moments d’existence. Les nymphes de ces insectes qui ne vivent qu’un instant, pleurent-elles le jour qui tarde à poindre ?

Un rêve passe parfois au milieu. Quelques microsecondes. Ta main dans la mienne, filet à papillons, courir les continents.

Mon lit à peine humide aquarelle. Des couleurs pâles entre deux mondes, entre blanc et cramoisie d’Alizarine.

Impossible d’écrire une histoire. Construire un truc qui tient debout. Même un mur, impossible. Rien pour me protéger. Le vent du pays grand me déchire à chaque souffle.

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