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Âpnée / fragment 12

2ème cahier : Survivante

Les arbres trempent leurs branches dans le ciel, mais les fleurs ne sont pas leur chef-d’œuvre, les fleurs sont leur parole.
Mes doigts trempent partout, à la recherche des couleurs, car mon nom est aussi mystérieux que les noms donnés aux étoiles trop lointaines pour être vues à l’œil nu, les étoiles seules, des corps vaguement identifiés par les mille mètres tube d’un télescope, ou bien encore les étoiles hypothétiques, telle Némésis compagne obscure du soleil : existe maintenant ! ordonne la voix, existe car je te devine.

Quelque part dans les cavernes de mon étoile se trouve aussi une bête ignoble, ma jumelle démente, nourrie de roches neptuniennes et d’autres rêveries interstellaires. Elle m’a pourchassée tout l’hiver (de notre révolution autour de la déesse), mais elle a échoué. Elle dort maintenant au cœur de l’étoile. Je suis ici pour la tuer.

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