Âpnée / fragment 14

Il y a ton corps qui sert de voile à l’ensemble du bateau, tendue bandée ta nuque, dans la furie tes longs cheveux et ta poitrine éclatée de soûleil – y brillent les embruns des quatre océans, comme des perles façonnées par les grains de vents.

Je suis née acouphène. Seule mais dotée du cri perçant des baleines. Les tremblements sont partout, pour les cœurs à la peau fine. Pourtant seuls les miens me reviennent.

La nausée de tes voyages, la nausée de tes bras trop longs qui m’emportent trop loin et la nausée des matins perdus au bout du monde, sous des feuilles et des draps qui ont perdu ton odeur.

Éclats et glas et gla.

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