cinq-champis

#51 – Déchirure de l’espace

A la fin de mes yeux
je t’ignore
et rien ne s’imagine
le jardin est perdu dans le temps
l’iris qui fleurissait est de pierre
et rien ne ressort des taches fantômes
sur les bords du lit où je m’écoule
de la nuit vers la nuit

je n’entends plus le ronflement des racines
le bruissement du vent qui court
je vois seulement l’araignée
dans l’immense coton d’éther
et je regarde la face creuse des mains
pendues au nom
– mes doigts y sont rivière sèche
en peaux mortes de mue –
ô le nom que je prononce telle une décharge électrique
je n’entends rien

Photographie : http://www.fool-artistic.fr/

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