gouttes-eau

Le lac souterrain

ton souffle dans la nuit
comme la bête dans la brèche d’un ciel qui s’ouvre
dépose sur mes yeux la buée
trois petits mots du futur
ou trois petits mensonges

tu es une porte de givre qui verrouille le lac
et ton nom est plus lourd que le sceau des montagnes
mais aujourd’hui j’ai dit
dans les vapeurs du volcan souterrain
ces larmes ne sont pas les miennes
et j’ai ri de leur trouble

rosée du matin qui ne s’éveille pas
miroir vide et sans face
plié sur nos jours parallèles
aucune forge n’a coulé ton métal
et un seul rayon de soleil te ferait fondre
ou un second rire
te briser en éclats

Photographie : http://www.fool-artistic.fr/

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