abeille-bignonne

#53 – Terre

J’aime à la fin de la nuit qui froidit les os
J’aime à la fin du jour assommant de bruit
reposer ma tête lourde et vide contre toi
rivage unique de l’espace impalpable
terre chaude sous un ciel sans condition
où à lumière égale
par les fentes de timidité de tout mon corps
l’ombre fleurit

Car c’est bien au bord des côtes que s’écrasent les frégates
à la promesse des phares et des étoiles des villes
après avoir essuyé tant de cruelles nuits et d’assassines tempêtes
sur les plus simples roches que s’écrasent les frégates

Sur l’île sans hommes je dors
j’ai oublié le naufrage
puisses-tu tenir longtemps ma tête
comme une flûte évidée
légère où par ton souffle la musique vibre

Photographie : http://www.fool-artistic.fr/

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