#55 – Le monstre éparpillé

Est-il à l’homme rude assez de cris
pour resserrer les mailles de la peau
sur le feu de glace et le contenir ?

Le matin s’éveille et le corps défait quitte l’âme
comme en un souffle la nuée d’oiseaux
quitte les branches de l’arbre

De ce millier de têtes éparses
est prisonnier l’enfant sage

Et les dieux ne sont plus enfermés
dans les petits jouets de bois

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