Âpnée / fragment 67

Il faut que tu continues de croire, lorsque tu pars travailler dans les bureaux des villes, que ton chien dort tout le jour
paisiblement
Je ne te dirai pas ce qu’il en est vraiment
Il faut que tu t’accroches à chaque mensonge
avec force
ou tu cesserais d’être humain

/Le sommeil c’est un peu
à chaque fois
l’espérance

Un bruit de pas
ou le froissement d’un souffle te réveille
Elle est là
Tu voudrais dire pour toujours
Tu voudrais dire je suis
réveillée de l’autre côté du sommeil/

Il faut fermer les yeux
toujours
le rythme du souffle animal te ferait tourner la tête
et l’ivresse t’effraie
Retourne travailler

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