Âpnée / fragment 70

je me souviens tes visages
comme ceux d’un oiseau sévère dans le ciel
qui passe sans regarder mais regarde
pupille marbrée
jour d’automne toujours

orphelin je crois
de
tu-ne-sais-pas-encore
mais tu sais pourtant et tu as peur
si tendre et noueux

au signal de la nuit prochaine
je serai pour toi le chant des oiseaux
et l’encre des rivages
alors accroche à ta porte
ta faiblesse
et faites que cela soit mon nom

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