CIément / fragment 43

Mon visage est si grand
que les larmes n’en tombent jamais
Si grand que parfois
alors qu’il pleut sur l’œil
il resplendit sur le front
Et si grand que la nuit et le jour
s’ignorent comme sur Terre
lorsqu’ils traversent les faces et les arêtes
du miroir écaillé

C’est de là que viennent mes rides
de trois femmes qu’on arrache à elles-mêmes
(la première femme est une fillette
avec des bleus sur les jambes,
la deuxième femme est une jeune femme
avec des bleus sur les bras,
la troisième femme est un homme
sans bleus, sans jambes, sans bras)

Laisser un commentaire