CIément / fragment 45

Chanson de Mabon

Au premier jour de l’automne, les corbeaux déploient
leurs pattes racornies et enchevêtrées
en un bruit de branches qui craquent,
et lentement se lèvent
plus haut que les grues,
sur une ombre plus fine que celle du blé.
Dans les champs ils se confondent aux rayons
du soleil qui meurt.
Ils ramènent le feu vers les souterrains.

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