CIément / fragment 46

Peut-être que dans sa lettre totalement illisible, Clément me demandait pourquoi le chapitre un durait si longtemps alors que celui de l’œuvre plagiée n’excédait pas cinq ou six pages.

Je pris mon stylo et une feuille et écrivis :

Dans le chapitre un de l’œuvre plagiée, selon toute vraisemblance, Alexandre n’est pas encore mort, il faut pour cela attendre le chapitre deux, tandis que dans mon texte, dès les premières lignes, dès le premier mot et avant, Jean-Croque est déjà sacrément en décomposition. Alors tu vois, comme dit le proverbe, les morts n’ont pas de montres, et d’ailleurs moi non plus, je sais même pas encore si je devrais pas passer directement au chapitre trois.

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