Âpnée / fragment 82

tu appailleras toute la sounuit
et sous l’égrine aux lèbes
un fal et un seûl solvera
en un croybleu l’éblanc
le nom
et à l’intourne tu soleras
l’oie-grain et le chinou

mais tu t’échagrines aux horissoies
tu t’enfourmilles le cœur et chaque jour-d’un
tu ensoublies les lèbes
dans ton lave-langue

je te m’oublie
même s’il m’arrive aussi
comme il arrive à mes échos
de m’écorcher
par tout ce qui a poussé trop vite
et mon sang et mon air et le reste
ne connaissent plus le trajet

j’enrâpe ta langue
j’énicorche et dans le même lave-bâtard
j’étourne ton ciel sans saison

tu sous-prêtes et la mort et les anges
quand j’accenfile tes runiformes
et videtisse
l’ombre-friche et ton absence
vraiment bibilibou

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