Âpnée / fragment 83

Entre les barreaux de la nuit
ton visage apparaît
et quelque chose me regarde

Ce n’est pas toi
mais je me rappelle exister
ce n’est pas toi

Le matin je veux
libérer la joie
mais je pleure
et je dessine des portes sur ma peau

Ce matin j’ai trouvé
de la terre dans ma bouche
(je ne sais plus aimer)
mes bras sont si maigres depuis quelques jours
et il me glace le sang de toucher peau humaine

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