On

Marche dans boa.
Chaussures de marche mais pas de boa.
On oublie.
On parle harbres, on parle wazo, on parle phleurs.
On ne sait plus écrire.
Histoire avec compagnons, on est compagnons, on est on, histoire avec fautes mais pas faute à on.
On a dû tout laisser.
On a faim et mourir pas possible.

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On

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III – Dernier jour, premier jour (2016-2017)

 

Fenêtre noireÉclats de bulles  •   Ce qui affaisse nos corps et tire nos peauxNuit de l’hyperboréeGraalFouille, exhumation, terre retournéeLe vent de la nuitLe vent du jourCanna ou la nouvelle Cendrillon •  Point de rencontre des deux inclinaisonsLes enfants disparaissentMille ciels perdus au fond du tambourParoleCreux •  Torsion des pyramidesPastiche de soleils soupçonnésPetit-déjeunerLe peuple des luciolesLa tombe d’un labyrintheLe monstre du jourCartographie du silence •  La prisonnière toute fenêtre ouverteTerre • La fontaine

II – Tombeau de l’enfant sauvage (2015-2016)

 

L’éternel instant • A l’enfant sauvageLes chemins nous rassemblerontSoleil exact

Les poèmes de cette saison ont été compilés dans un recueil disponible dans la Boutique . (NB : Les titres des poèmes ne sont là que par praticité ; ils n’apparaissent pas dans le recueil.)

La nuit ne prévenait plus

version numérique réservée aux membres

 

Les ailes ne repoussent pasLe lac souterrainDéchirure de l’espaceLes cœurs battent ailleursLe potagerSous silenceSouplesse du soleilLe corps interditÉtincelleBlancProfondeurRôninA l’aube des joursLe criMonstre d’enfantEncore et encoreRetour chez les mortsDessus dessousCourage cours !Peinture au couteauL’aviateurLa boue – Nuit en montagneIlluminationPyrénéesLe rêve lointainNé sans nomCache démesurée Le point central du réveilLa poussière ne retombait plusLes adieuxVol sacréChut(e)Froissement sépulcralLa maisonLa nuit ne prévenait plusLe paysOstaraAu bordPampeluneBris/élasticitéBalthusSilex : trois mouvementsLe marbre défaillantCartographie du videL’alignement verticalTon corps informe et la lune dessusLa marcheQuelle est la corde qui tire sur le jourVisionNuitLa fontaine

I – Romantisme magique (2008-2011)

 

Entre deux mersCour des miraclesDeux soleils et un vélo26 décembreY a comme quelque chose pour tout avalerLes petites marionnettesAu bout du bout du mondeLettre d’amourRue BayardEclatsDans la villeEntre le tonnerre et l’éclairCrise 18La ville usuréeElsa IILe NLe Son des détectivesEt nous jugerons les angesOnD’un mot à l’autreLa stratégie du miroir

 

Rue Bayard

Le vieux platane de Bayard est ici
Rue Bayard
Tout tatoué et le nez rouge de gnôle
Quand un jour encore
Voilà
Voilà la rue blanche et le froid
Et les pattes des oiseaux qui se brisent
Et le vieux platane de Bayard maintenant
Son buste de roi mort soulève une tête de méduse
Ce sont
Qui lui font une couronne
Toutes les photos de Venise

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Rue Bayard

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La stratégie du miroir (ou l’art de l’ennui en pleine tempête)

Mon front bercé, écervelé, il a deux poches d’yeux sous le menton ; ton nom sous eux, trop proche, les a sali, il est tombé le cil qui me faisait pleurer. Tu pleus, laissée en ville et béton, seule. Ça le valait quand même, mes trois petits rires que tu as croqué. Ils avaient le goût de rien, ça ne devait pas être mauvais. Ça, ça ! Avaler, tes « M », étroit empire tout crotté, ils piquaient mon « N » mollassonne. Ça n’avait pas l’air de me lover. Lever, mes deux râles happés avaient asss… Assez de toi, ouatée d’haine. Aîné des toits, le nez chahuté et tricoté par la poussière d’un nuage, j’ai eu un dernier sou à la râpe et ton cri ému hache et mes doigts et les. Les. Les je-ne-sais-quoi de la bave que tu as laissé dans mon oreille. Au réveil on en descella du dégueu malade de voix sèche, un nez gèle.

D’un mot à l’autre

Un esprit ceint dans un corps saint convoitait corset corse sur son coussin. L’écorce de ces seins saignant ses cinq sens, il signa en silence un sceau d’abstinence sur son sain pénis, mise en scène presque obscène d’un sexe sans Seine. Ses cils de lys blancs, censeurs et sans heurts se turent et surent. Cent heures coulèrent et les senteurs de l’ire salirent ses pensées pourtant presque pansées. Son cœur aux couleurs sensibles chuta en son estomac acide et s’asphyxia céans, cédant aux bizarreries d’un amour sans cible.
2009