Y a comme quelque chose pour tout avaler

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Y a comme quelque chose pour tout avaler

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Les accents graves sur tes lèvres/
Et du saint sur ton miel/
Avec du rouge sous mes rides/
Plus rien marche à l’endroit/

Tes yeux ont le mal d’horizon/
Avec moi derrière/
Au creux de l’écume je crie ton nom/
Y a un piano cascade pour taire mes rêves

Y a comme quelque chose pour tout avaler

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Les petites marionnettes

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Les petites marionnettes

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Sous la balançoire en hiver/
Moi et Margot/
Nous avons découvert un matin/
Une épée de corsaire/
Une baguette de princesse/
Un truc qui se prononce talastite/
C’est ce qu’a dit la maitresse

Les petites marionnettes

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Au bout du bout du monde

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Au bout du bout du monde

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Un jour de foudre et de nuages à tête rose/
Mon amour passionné t’a furieusement éventrée/
Ma petite chérie/
Je suis désolé/
Je cherchais ton noyau/
Avant de te confiturer sur ma peau

Au bout du bout du monde

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Lettre d’amour

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Lettre d’amour

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L’amour était automne hiver printemps/
Tout sauf été/
C’est étrange pourtant/
Le temps me paraît si épais/

On le tricote dans nos bras de pantins

Lettre d’amour

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Rue Bayard

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Rue Bayard

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Le vieux platane de Bayard est ici/
Rue Bayard/
Tout tatoué et le nez rouge de gnôle/
Quand un jour encore/
Voilà/
Voilà la rue blanche et le froid/
Et les pattes des oiseaux qui se brisent

Rue Bayard

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Éclats

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Éclats

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Endormis face au ciel/
Les tombeaux aux nuques brisées/
Défleuris/
Alignés/
Sur le trottoir brun houblon sont collés/
Comme les étoiles d’Hollywood Boulevard/
Et on y marche en zigzaguant sans même les effleurer

Éclats

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Caldora

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Caldora

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Caldora

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Caldora gratte la nuit enfin assoupie, séchée aux commissures de ses lèvres en petites croûtes croquantes, tel un monstre aux mignonnes paupières roses auquel elle pardonnera toujours tout. Elle plonge son visage loin du miroir, sous l’eau fraîche du robinet, mais l’eau glisse sur la graisse des nuits qui l’a tant et tant patiné, l’eau glisse et tournoie jaune et sale dans le siphon.

Caldora

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La stratégie du miroir (ou l’art de l’ennui en pleine tempête)

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La stratégie du miroir (ou l’art de l’ennui en pleine tempête)

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La stratégie du miroir (ou l’art de l’ennui en pleine tempête)

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Mon front bercé, écervelé, il a deux poches d’yeux sous le menton ; ton nom sous eux, trop proche, les a sali, il est tombé le cil qui me faisait pleurer. Tu pleus, laissée en ville et béton, seule. Ça le valait quand même, mes trois petits rires que tu as croqué. Ils avaient le […]

La stratégie du miroir (ou l’art de l’ennui en pleine tempête)

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Jour d’été midi 15

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Jour d’été midi 15

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Jour d’été midi 15

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Nous nous trouvions debout au milieu du wagon, avec ma femme et ma fille, quand le métro s’est arrêté. Le conducteur ou un employé a parlé dans les micros mais nous n’avons pas compris ce qu’il disait. J’ai demandé, avec mon médiocre français, à une grosse femme de nous expliquer, mais elle n’a pas semblé me comprendre. Alors nous avons tout simplement attendu et j’ai expliqué à ma fille que ce genre d’arrêt impromptu était fréquent dans le métro parisien, parce qu’à Paris ville des lumières et des arts, on attend que les chanteurs et les musiciens aient terminé leur morceau avant d’ouvrir les portes des wagons.

Jour d’été midi 15

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L’Archimède et l’Até

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L’Archimède et l’Até

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L’Archimède et l’Até

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C’était peut-être la dernière fois que nous faisions l’amour, ou, du moins, j’étais certain que c’était la dernière fois que moi je faisais l’amour pour les six prochains mois. Je ne m’inquiétais pas vraiment pour sa libido, elle n’aurait sûrement aucun scrupule, peut-être dès le premier week-end de mon départ, à enfiler sa robe de cocktails et à descendre au coin de la rue pour appeler un taxi et se rendre dans un des bars du centre, se faire payer une caïpirinha par le premier mec avec de belles chaussures et le suivre sans rechigner à son appartement tout proche, un élégant deux pièces uniquement meublé d’un canapé blanc, d’un lit blanc et d’une cuisine à l’américaine, où ils baiseraient comme des bêtes jusqu’au petit matin. Tout ceci, c’était certain, elle le ferait sans penser une seule seconde à moi.

L’Archimède et l’Até

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Dans la ville

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Dans la ville

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Les métropoles blanches et douces de mon désert/
Où la nuit sur les quais/
Comme un claquement de fesse/
S’abat la houle de toute l’éternité/
Ont rêvé tout l’hiver/
Tous les vers de l’été

Dans la ville

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Entre le tonnerre et l’éclair

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Entre le tonnerre et l’éclair

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J’avais au cœur l’espoir du beau/
Comme le soldat la nuit la lumière du plomb/

J’avais au ventre l’appétit du mot/
Mais des placards blancs/
Sans pots de peinture/
Et des bocaux de poussière/
Mon moulin tournait au vent

Entre le tonnerre et l’éclair

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Crise 18

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Crise 18

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Il fait nuit et vert/
Tant j’ai bu/
Nuée de rêves nimbés d’ébène/
Tant j’ai cru/
Il fait nuit et vert

Crise 18

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La Ville usurée

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La Ville usurée

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Je me suis alors mis à dériver/
Sans pain/
Sans rien pour les canards et les crocodiles/
Sur les eaux embouteillées de la Garonne/
Pretty like drugs/
A la recherche d’une île

La Ville usurée

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Elsa II

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Elsa II

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Les amoureux s’aiment six mois/
C’est long si moi je t’aime et pas toi/
Sinon c’est toi qui me noie/
Et chacun son tour on se ment

Elsa II

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D’un mot à l’autre

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D’un mot à l’autre

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D’un mot à l’autre

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Un esprit ceint dans un corps saint convoitait corset corse sur son coussin…

D’un mot à l’autre

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Le N

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Le N

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L’ordre/
L’empereur/
Fringuant haineux/
Déploie son vêtement/
Sourit à la mort lointaine

Le N

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Le son des détectives

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Le son des détectives

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Derrière la porte de sa cellule/
Cellule qui est toute une porte/
Mais est aussi quatre murs où il dessine des portes/
Toque, rugit/
Carillonne le silence/
Et il s’invente la pluie/
Car ce matin devant chez lui quelqu’un est morte

Le son des détectives

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Et nous jugerons les anges

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Et nous jugerons les anges

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Madame est assise au banc de la nuit./
Les peintures au ciel lui empêchent de voir la lumière./
Elle observe son Père qui l’a nourrie de ses saints :/
Il gît empaillé, tout triste et chétif,/
C’est un oiseau aux ailes de bois.

Et nous jugerons les anges

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La Ballade du Café Triste • Carson McCullers

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La Ballade du Café Triste • Carson McCullers

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États-Unis, 1943
Éditions Stock, 1974, pour la traduction française
Ce qu’on ignore, lorsque comme moi on fait une croix sur la biographie d’un auteur pour mieux savourer, bandeau sur les yeux, la première bouchée de son œuvre, c’est que Carson McCullers n’est pas, comme son nom l’indique, un cow-boy aux bottes sales et au cœur amoureux. Loin de là.

La Ballade du Café Triste • Carson McCullers

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