And bears and monkeys

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And bears and monkeys

La nuit était lourde… Marseille suait.
Avant de rejoindre l’hôtel, on a coupé rue du Paradis pour choper un truc à boire.
On s’est retrouvé assis à une petite terrasse. On a bu une bière, mangé un kebab.
Dommage qu’ils vendaient pas de cacahuètes. Le spectacle était grandiose.
Derrière un comptoir (qui n’en était pas vraiment un), une grognasse qui aurait pu ressembler à ma mère nous a proposé une fille. J’ai dit non merci d’un geste sympa de la main.

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Les Crevasses en silence

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Les Crevasses en silence

(Cette nouvelle a été publiée dans le recueil Derrière l’immense chose en forme de radiateur en fonte.)

Swantree, province de Nunavut, 1954
Le crépuscule se presse mais son agonie est lente. Les nuages se disloquent comme on vide le corps des bêtes dans la neige, avec le même soin que le napalm de l’hiver sur les champs de coquelicots. Au loin, vers cette même tâche de sang, l’étranger peut entendre vrombir les Chutes Uruks, dont les eaux tendent la main à la nuit, il peut sentir sur son visage une bruine très fine et dans ses jambes une peur enfantine, l’image de ce puits dont on n’aperçoit pas le fond mais d’où émanent des chuintements et des pleurs.

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Caldora

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Caldora

Caldora gratte la nuit enfin assoupie, séchée aux commissures de ses lèvres en petites croûtes croquantes, tel un monstre aux mignonnes paupières roses auquel elle pardonnera toujours tout. Elle plonge son visage loin du miroir, sous l’eau fraîche du robinet, mais l’eau glisse sur la graisse des nuits qui l’a tant et tant patiné, l’eau glisse et tournoie jaune et sale dans le siphon.

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Caldora

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Jour d’été midi 15

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Jour d’été midi 15

Rudölf, 42 ans
Nous nous trouvions debout au milieu du wagon, avec ma femme et ma fille, quand le métro s’est arrêté. Le conducteur ou un employé a parlé dans les micros mais nous n’avons pas compris ce qu’il disait. J’ai demandé, avec mon médiocre français, à une grosse femme de nous expliquer, mais elle n’a pas semblé me comprendre. Alors nous avons tout simplement attendu et j’ai expliqué à ma fille que ce genre d’arrêt impromptu était fréquent dans le métro parisien, parce qu’à Paris ville des lumières et des arts, on attend que les chanteurs et les musiciens aient terminé leur morceau avant d’ouvrir les portes des wagons.

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Jour d’été midi 15

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