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La jeune fille suppliciée sur une étagère, suivi de Le sourire des Pierres • Akira Yoshimura

Titres originaux : Shojo Kakei
Ishi no Bisho
Éditeur original : Shincho-sha, Tokyo, 1959 pour Shojo Kabei
1962 pour Ishi no Bisho

Actes Sud, 2002, pour la traduction française
Traduits du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle

La-Jeune-Fille-suppliciee-sur-une-etagere
J’ai découvert Akira Yoshimura à travers son roman Naufrages, dont vous pourrez trouver la critique sur le site, et j’ai très vite été charmé par son écriture simple et évocatrice, dénuée de fioritures, ne s’encombrant de rien et allant vers l’essentiel pour le sublimer, tel un haïku renfermant à la fois si peu de mots et tant d’univers. Ainsi me fallait-il au plus vite lire une autre œuvre de cet auteur, ce qui introduisit un long cycle de littérature japonaise décrété par mes envies ; corpus comprenant une anthologie de nouvelles chez Gallimard, Confession d’un masque de Mishima, La pierre et le sabre de Yoshikawa et deux livres de Yoshimura (le deuxième étant Le convoi de l’eau, un merveilleux roman que je présenterai très bientôt).

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Naufrages • Akira Yoshimura

Titre original : Hasen
Éditeur original : Chikuma Shobo, Tokyo, Japon, 1982
Actes Sud, 1999, pour la traduction française
Traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle

Il n’y a pas de commencement à cette histoire, et pour vous le prouver, cette histoire commence par l’enterrement d’un mort.
C’est un village isolé du monde, quelque part sur les côtes japonaises, où parfois les bouddhas acceptent d’envoyer un bateau en naufrage.
Tandis que les villageois gravissent le chemin de montagne pour rejoindre le cimetière où sera incinéré le mort, le jeune Isaku, 9 ans, entend une femme s’exclamer : « la montagne est devenue rouge ». C’est le signe : bientôt viendra le temps de la mer agitée, mais surtout le temps de ses promesses. Alors sur la plage toute la nuit, ils cuisent le sel. Ils essayent de tromper les navires en difficulté et ils prient pour qu’un naufrage se produise.
Mais aucun navire ne s’est plus échoué dans la baie depuis longtemps. Et pour ne pas laisser leur famille mourir de faim, les villageois se vendent à un intermédiaire du village voisin. Ils partent travailler ainsi, longtemps, dix ans parfois, sans laisser de nouvelles, et parfois reviennent, ou parfois ne reviennent pas.

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